L'Histoire / Synopsis
Esther une fille de 18 ans revient dans la maison familiale, après 4 ans d’absence. Elle n’a pas remis pied dans cette maison depuis qu’elle est parti adolescente vivre avec sa tante à Bamako.
Sa mère veuve y vit avec l’oncle blaise le frère de son défunt mari, et Reine la petite soeur d’Esther âgée de 7 ans, elle avait à peine 3 ans lorsque sa soeur est partie : elle ne se souviens presque pas d’elle. Les retrouvailles sont chaleureuses, sa mère est très contente, Reine est timide mais très heureuses de voir sa soeur. Puis vient l’heure du déjeuner l’oncle rentre du travail, souriant, a vue d’oeil Esther ne le supporte pas, reine la petite soeur devient toute pale, elle se sauve en criant après un geste tendre de son oncle. Ce geste presque invisible frappe Esther de plein fouet ; elle reconnait ce reflexe, elle l’a vécu enfant dans cette maison et avec le même homme ; quelques temps avant la mort de son père puis longtemps après, des souvenirs remontent.
Le soir venue Esther et reine dorment dans la même chambre, la petite fait un cauchemars Esther décide alors d’affronte ce qu’elle a fui depuis des années. Elle va dans la chambre de sa mère lui parler, leur conversation est difficile, la mère refuse de croire qu’elle est restée aveugle depuis tout ce temps ; elle défend l’oncle, qui a tout porté depuis la mort de son mari ; pourquoi tu n’as rien dit, j’étais une gamine et j’avais peur répond Esther, elle évoque des détails que seul sa mère peut reconnaitre… je pensais qu’en m’éloignant il arrêterait mais je crains qu’il ait repris la même chose avec Reine. A ces mots la mère s’effondre tout est clair pour elle ; elle est submergée par la culpabilité et demande pardon à sa fille, les deux pleurent.
De cette scène nait une décision, sans affrontement ni confrontation avec l’oncle. La mère prend son téléphone et compose un numéro, ça sonne… Sylvie communique et signale ce qui doit l’être. Pendant que sa mère est en communication, Esther rejoint reine, sans la réveillé, se couche près d’elle et la serre dans ses bras ; pour la première fois quelqu’un dans cette maison est résolu à veillez sur l’autre plutôt que de se taire.
Le film se termine sur cette image