L'Histoire / Synopsis
À environ trois mois de grossesse, Natogomma, une jeune fille profondément troublée, cherche désespérément une issue à une situation qu’elle ne parvient plus à comprendre ni à assumer seule.
Au cours d’une confession, elle parle au prêtre Saga et révèle avoir été victime d’un abus alors qu’elle n’était pas en pleine possession de ses facultés, sous l’effet d’une substance ayant altéré sa perception et fragmenté ses souvenirs.
Un souvenir revient pourtant avec une violence particulière : elle se revoit dans les bras d’un homme qu’elle identifie comme son père, M. Djara. Mais dans ce souvenir, son père semble la confondre avec une autre personne. Incertaine de ce qu’elle a réellement vécu, Natogomma est hantée par une question : « Et si l’enfant que je porte était celui de mon père ? »
Durant les 72 dernières heures de sa vie, elle se tourne vers plusieurs personnes de son entourage pour chercher conseil, soutien et réponses. Son petit ami, son amie, sa tante et marraine, ses grands-parents et d'autres personnes qu'elle rencontre deviennent, chacun à leur manière, les témoins de sa détresse.
Mais chacun ne reçoit qu'une partie de son histoire. Certains conseillent, d'autres se taisent. Tous, à un moment ou à un autre, sont amenés à faire un choix.
Finalement, Natogomma se rend dans une clinique pour interrompre sa grossesse. L'intervention, réalisée dans un cadre médical, tourne tragiquement mal. Elle meurt.
Après son décès, les personnes qui ont croisé son chemin se retrouvent autour de sa tombe. Le cimetière devient alors le lieu de confrontation entre le deuil et la mémoire.
À travers leurs souvenirs, les événements des dernières heures de Natogomma ressurgissent progressivement. Les récits se croisent, se complètent, parfois se contredisent. Ce qui a été dit, ce qui a été compris et ce qui a été volontairement tu, permet peu à peu de reconstituer les fragments de la tragédie.
À mesure que la vérité se rapproche, chacun est confronté à ce qu'il savait, à ce qu'il croyait savoir, à ce qu'il aurait pu faire et à ce qu'il a choisi de faire ou de ne pas faire.
Mais dans cette histoire, la vérité n'est jamais détenue entièrement par une seule personne. Elle se révèle à travers une succession de choix, de silences, de peurs, de croyances et de responsabilités.
Face à la tragédie de Natogomma, une question demeure :
Qui est réellement responsable ? Celui qui agit ? Celui qui se tait ? Celui qui conseille ? Celui qui juge ? Ou toute une société qui refuse de voir la souffrance de ceux qu'elle prétend protéger ?
QUE SAIS-TU ?
Une question adressée aux personnages, mais aussi au spectateur